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14 ans, bel âge pour un blog automobile !

14 ans, l’adolescence pour un humain, la maturité et la longévité pour un blog.

Circuit Mortel fête ses 14 ans le 17 janvier 2020. Hé oui, c’était en 2006 que la première note était mise en ligne sur un support très simple, sans photo. Cette note annonçait la sortie de mon premier roman dans l’univers de la course automobile, une histoire qui se déroulait pendant une épreuve à Lohéac et a été rééditée en 2016.

Beaucoup de choses se sont passées depuis. La ligne du blog a évolué. Créé au départ dans le but de promouvoir mes livres et travaux en lien avec les sports mécaniques, le blog a ensuite abordé l’actualité et l’histoire de la compétition.

Puis un changement radical est intervenu au quatrième trimestre 2015, grâce au soutien d’Ewen Le Juge, web designer talentueux et passionné d’automobile, Team Principal de DESIGNMOTEUR, qui a offert à CIRCUIT MORTEL son design et sa qualité actuels.

Flament-BMW-M3- 1990- Lohéac- Photo-Thierry-Le-Bras

Flament-BMW-M3- 1990- Lohéac- Photo-Thierry-Le-Bras

Sur le fond, CIRCUIT MORTEL adopte une ligne rédactionnelle axée autour de la passion des sports mécaniques. Nous y traitons de pilotes d’hier et d’aujourd’hui, d’épreuves dans toutes les disciplines (rallye, endurance, F1,course de côte,  Rallycross, moto…), de livres, films et autres œuvres en lien avec des bolides (tant dans l’imaginaire que dans la réalité), de fictions sur fond de passion du sport et de machines motorisées pour se déplacer le plus vite possible.

Pourquoi avoir créé CIRCUIT MORTEL ?

Mes proches savent que je ne suis pas très à l’aise avec les technologies les plus modernes. J’ai mis du temps à m’inscrire sur les réseaux sociaux Twitter, Facebook et Linkedin. Je redoute les évolutions des supports informatiques. Je ne suis ni geek ni obsédé par l’envie de posséder les derniers matériels high-tech.

Et pourtant, je n’ai pas hésité à devenir blogueur dès que l’occasion s’est présentée. Pourquoi ? Mais pour partager ma passion absolue des sports mécaniques évidemment.

Etoile-Filante-Quiralu - Vanwall-F1-Solido -1-43- Photo-Thierry-Le-Bras

Etoile-Filante-Quiralu – Vanwall-F1-Solido -1-43- Photo-Thierry-Le-Bras

Une passion qui remonte à mon plus jeune âge et qui a continué à s’amplifier au fil des années. Ma mère a souvent raconté que quand j’étais petit, les petites voitures étaient invariablement mes jouets et objets préférés. Les courses me fascinaient. Je me rappelle encore la voix chaleureuse et enthousiaste de Tommy Franklin racontant sur les ondes de la radio – avant que notre premier poste de télévision arrive à la maison – les grandes épreuves, à commencer par les 24 Heures du Mans et les Grands-Prix de F1. Mon père écoutait avec attention. Moi aussi et ce serait le début d’une passion commune qui nous unirait longtemps.

Mes parents m’offraient régulièrement des voitures miniatures. J’en possède encore qui datent de cette époque, par exemple la Vanwall Solido et l Étoile filante Quiralu. J’ai d’ailleurs réuni une collection au moment de mon adolescence et de mes études. J’ai même continué à acheter des modèles de mes pilotes préférés plus tard.

Le-Rallye-fantastique- Illustration-du-Roman-de- Pierre-Castex- Copyright-inconnu

Le-Rallye-fantastique- Illustration-du-Roman-de- Pierre-Castex- Copyright-inconnu

Je fais partie de la génération qui a dévoré les aventures de Michel Vaillant dans le journal Tintin. Sans oublier les livres de la série Marabout ni les rares romans sur fond de sports mécaniques, par exemple Le Rallye fantastique, écrit par Pierre Castex et publié en 1961 dans la Collection Spirale. J’ai adoré la première série télévisée retraçant les aventures de Michel Vaillant à la Télévision en 1967 avec le pilote Henri Grandsire dans le rôle du héros de BD français

Enfant, je ne rêvais que de devenir pilote professionnel, de piloter des Cooper S, des Alfa Romeo, des Porsche, des Ford GT40, des prototypes Alpine 3 litres, des Lotus… Quand j’étais en classe de cinquième, nous avions eu une rédaction à écrire sur le thème, parlez de votre héros. J’avais choisi Jim Clark, obtenu la meilleure note de la classe et gagné le privilège (ou cauchemar car il s’agit du genre de récompense qui n’attire pas la sympathie) de la lire à toute la classe. Mais d’un autre côté, je voulais déjà écrire et j’avais dans la tête des univers de pilotes automobiles de fiction. Certains se concrétiseraient plus tard ou prépareraient la création de nouvelles histoires.

Touroul - Porsche-904 - 1972 -CC-Saint-Germain-sur-Ille - Photo-Thierry-Le-Bras

Touroul – Porsche-904 – 1972 -CC-Saint-Germain-sur-Ille – Photo-Thierry-Le-Bras

Au fil des années, j’ai réalisé que je ne deviendrais sans doute jamais pilote professionnel, que les places étaient rares et qu’il serait plus prudent de miser sur des études traditionnelles tout en participant à des courses d’amateurs dès que ce serait possible. Au moins ma mère aurait-elle moins peur que si je courais quasiment tous les week-ends dans une discipline ou une autre comme le firent tant de pilotes éclectiques. Et bien avant le permis, je me suis rendu sur des épreuves avec un appareil photo. La photo, une autre passion… Dès le lycée, j’ai participé à des expositions, notamment avec des photos de course automobile. J’ai par exemple exposé cette photo de Porsche 904 (pilotée par Raymond Touroul à Saint-Germain – sur –Ille) une première fois au Lycée Jacques Cartier à Saint-Malo en décembre 1972, puis une seconde quarante ans plus tard à l’occasion de la Saint-Germain Classic 2012. Un jeune que je connais à qui je racontais l’histoire du cliché m’a alors dit avec une pointe d’ironie que j’avais pris quarante ans dans la tête d’un coup. Oui et non, car la passion est si forte qu’elle relativise le temps. J’ai parfois l’impression que ces courses suivies au temps du lycée se déroulaient hier. Et mon principal regret n’est pas de subir les outrages des ans, mais que la jeunesse de mes chers parents se soit envolée.

Tous ces moments, tous ces souvenirs, toute cette passion méritaient d’être partagés. C’est pour ça que CIRCUIT MORTEL continue à exister après 14 ans et qu’il continuera à être alimenté tant que mon état me permettra de mettre des chroniques et photos en ligne !

Striebig-Christini - Porsche-911-S - 1973- Grand-National-Tour-Auto - Dinard - Photo-Thierry-Le-Bras

Striebig-Christini – Porsche-911-S – 1973- Grand-National-Tour-Auto – Dinard – Photo-Thierry-Le-Bras

Car je ne vous ai pas encore raconté tout ce que j’avais dans la tête, ni scanné toutes les photos que j’ai envie de vous montrer, ni décidé tous les pilotes que j’ai connus à venir raconter les temps forts de leurs carrières sur le blog, sans parler des jeunes qui vont écrire les prochains chapitres de l’histoire des sports mécaniques et qui ont besoin d’encouragements, de soutien, de visibilité pour leurs sponsors.

Jusqu’à un projet complètement fou !

Ni d’ailleurs d’idées qui me reviennent à l’esprit. Nous sommes au début des années 80. Lors d’un dîner chez mon père qui est tombé sous l’influence d’une compagne avide d’avantages matériels et d’argent, une conversation amorcée par un de ses collaborateurs et amis aborde le sujet des passions familiales partagées. Un de leurs clients va traverser l’Atlantique à la voile en course avec son fils. Tout le monde trouve l’idée excellente. Je saisis la balle au bond et lance l’idée à mon père, et si nous faisions un rallye, carrément le Dakar ? Contrairement à ce à quoi je m’attendais, mon père répond du tac au tac que ce serait génial. Je piloterais et il me naviguerait. Nous nous occuperions ensemble des recherches de sponsors.

Peugeot-504-Dangel-Dakar - Copyright-inconnu

Peugeot-504-Dangel-Dakar – Copyright-inconnu

Nous voilà plongés en plein rêve. Nous pourrions partir avec une 504 Dangel, peut-être équipée d’une carrosserie de coupé 504 si c’était possible financièrement. Tout le monde a l’air de trouver l’idée intéressante. Enfin, à part la créature cupide qu’il finira par épouser .Elle ne voit que des inconvénients à ce projet. Il est vrai qu’à son sens, son bonhomme est là pour l’enrichir, pas pour aller faire du rallye avec un fils né d’une précédente union qu’elle déteste ouvertement car si elle n‘arrive pas à tout s’approprier au plus vite, la présence d’un descendant la gênera un jour dans ses ambitions successorales… En fait, nous finirons par renoncer à ce projet un peu dingue. Le budget à réunir était très lourd, il aurait fallu y consacrer beaucoup de temps, nous absenter trois semaines en janvier… Sans compter les pressions privées qu’aurait subies mon père et le fait que ni lui ni moi n’étions mécaniciens, ce qui rendait l’aventure plus difficile et nécessitait une assistance efficace, d’où un surcroît de budget.

Mais bon, nous avons rêvé une semaine. Le rêve, c’est la seule chose qui ne coûte pas cher et j’étais ravi de partager à nouveau un élan de passion sportive avec mon père qui me manque beaucoup.

Et maintenant ?

Les années ont passé. Plus question de songer à de grandes épreuves. Le pied droit soulagerait plus vite l’accélérateur qu’à l’époque dont j’ai partagé des photos avec vous, mes amis. Si je me sangle à nouveau dans un baquet, ce sera dans le cadre d’épreuves historiques, à condition de vendre suffisamment ce que je sais le mieux faire, c’est-à-dire des livres (romans, nouvelles, feuilletons, essais, biographies, rédactionnels pour le compte de personnes renommées, scenarii), des prestations de communication (dans le cadre d’opérations marketing, de storytelling, de copywriting, de communication judiciaire…).

Ce ne sera pas la collection… Question de moyens, d’une part, et aussi parce que je considère que le plus d’une collection réside dans ce qui rassemble des objets à un moment donné, puis qu’ensuite, il faut rendre leur liberté auxdits objets, les laisser partir vers d’autres collectionneurs qui leur offriront une nouvelle vie et une autre raison de se rassembler. Un raisonnement parallèle à celui qu’exprime Maître Hervé Poulain dans son excellent ouvrage Le marteau et son maître.

Alpine-A-220 - 1968 - Copyright-inconnu

Alpine-A-220 – 1968 – Copyright-inconnu

Mais la passion des sports mécaniques reste intacte, aussi forte qu’au temps de l’adolescence, quand j’avais 14 ans et que je me voyais encore au volant d’une F1 sur le circuit de Charade et d’une Alpine 3 litres dans les Hunaudières. Certains jours, je m’imaginais à la tête de ma propre écurie, comme Bruce McLaren ou Jack Brabham.

Bon, ça c’était avant, comme dit la pub. Et à défaut de réaliser ce futur merveilleux, il m’a aidé dans mon inspiration au moment de créer des univers de fiction (cf les liens en fin de note).

Cartwork-2019-2020-sun-snow-BMW-M1-by-Ewen-Le-Juge

Cartwork-2019-2020-sun-snow-BMW-M1-by-Ewen-Le-Juge

Alors, l’avenir passe forcément par l’écriture, dont le projet Pole Fiction présenté sur ce blog le 22 juillet 2019 (cf http://circuitmortel.com/?p=3795 ). Pole Fiction le moyen idéal de créer une synergie entre les talents de web designer d’Ewen Le Juge et mon goût décrire sur les sports mécaniques. Et aussi des romans, nouvelles feuilletons, voire des scenarii des BD. J’aimerais bien que les aventures de certains de mes personnages soient adaptées en BD, par exemple celles de l’impétueux Ronnie (cf (http://bit.ly/2bAFnbr ). Le blog relaiera ces projets.

Artwork-Anniversaire-Circuit-Mortel-by-Ewen-Le-Juge

Artwork-Anniversaire-Circuit-Mortel-by-Ewen-Le-Juge

Pour écrire, il n’y a pas d’âge. Donc, je vais continuer à écrire encore le plus longtemps possible, tant que Dieu me prêtera vie et m’accordera la santé pour rassembler des souvenirs, effectuer des recherches, synthétiser mes idées, les présenter d’une manière qui plaise aux lecteurs. Je ne sais pas si cette durée sera courte ou longue, mais je ferai tout pour ne pas m’écarter de cette trajectoire. Alors, sauf accident (parfois vite arrivé, je le sais), CIRCUIT MORTEL continuera encore un certain temps à raconter des pilotes, des fictions dans l’univers automobile, des courses et des engins mécaniques, sans oublier de présenter les travaux d’autres passionnés qui souhaitent également partager leurs émotions (auteurs, dessinateurs, photographes, designers…). J’espère, chers amis lecteurs, que nous célébrerons ensemble d’autres anniversaires de CIRCUIT MORTEL.

QUELQUES LIENS

 DESIGNMOTEUR présente une Damon, une moto électrique sui ne manque pas de tempérament https://timedm.com/2020/01/moto-damon-motorcycles-hypersport-premier-blackberry-qnx-tech/

Le cercueil roulant d’Halloween, un feuilleton en Rallye : 1 http://bit.ly/1gymC5i – 2 http://bit.ly/1blNzlY – 3 http://bit.ly/1h3Cm0D – 4 http://bit.ly/17Dei0E – 5 http://bit.ly/1983pOo

Philippe et Laurent, supporters de la Cooper S et de la Citroën DS 21 http://bit.ly/1nR7R3i

Blagues d’avocats, l’univers de Richard Grandel et Daniel Meunier https://bit.ly/2t1IrID

Le journal de Tintin accorda une large place à l’automobile http://bit.ly/2bYa2io

Thierry Le Bras

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